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Sujet: "J'aimerais appeler quelqu'un, mais qui...Dieu?"

Reyam (Membre)
2003-09-04 11:35
Inscrit: Dec 11, 2002 Messages: 937
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Amis castellois!

Vous avez du temps à gaspiller, ou à investir? Peut-être que ces quelques lignes vous intéresseront. C'est un extrait de mon mémoire que je relisais aujourd'hui pour la première fois depuis que je l'ai achévé à la fin juin. Je commente un passage de l'"Éthique" de Spinoza, un des passage des plus juste et des plus brillants que j'ai eu la chance de lire. Sans plus attendre, ladies and gents, may I present: God!!!!

p.s. MP, toi qui te fait une fierté d'avoir lu tous les messages...tu seras pas fière de moi là .

L'homme spinoziste : une partie de la nature

Toute la philosophie de Spinoza suit d'un enchaînement rationnel qui exploite la puissance d'une substance unique et divine. La première certitude recherchée n'est alors pas celle de l'existence de l'homme, mais bien celle de l'existence de Dieu, cause première de toutes choses. C'est à la preuve de ce fait qu'est consacré le De Deo. Ce n'est qu'après s'être interrogé sur la nature de la substance première qu'on pourra en déduire la nature de l'être humain. Ainsi, rappelons la proposition 15 du De Deo qui dit que " Tout ce qui est, est en Dieu, et rien sans Dieu ne peut ni être ni être conçu ".

L'homme n'est en vérité qu'une partie de la nature, une modalité finie qui exprime la puissance de l'être en tant qu'il est considéré comme affecté par quelque mode . Il n'est pas un empire dans un Empire. Cette conception erronée de la nature des choses, où l'on part de l'effet (l'homme) pour interpréter la cause (Dieu et la nature), favorise l'adoption de préjugés, car elle ne possède pas la rigueur propre à un bon raisonnement philosophique. Dans l'appendice du De Deo, Spinoza fait part au lecteur d'un autre préjugé important qui découle du fait que l'on interprète le monde en allant de l'effet vers la cause, soit celui affirmant qu'il existe dans la nature des causes finales. Autrement dit, que Dieu agit en ayant un plan, qu'il vise une fin quelconque. Alors que le philosophe a bel et bien démontré que Dieu, étant cause de soi et substance unique, ne peut agir que pour lui-même.

"Or, tous les préjugés que je me propose de signaler ici découlent de ce seul fait que les hommes supposent communément que toutes les choses naturelles agissent, comme eux-mêmes, en vue d'une fin; mieux : ils tiennent pour assuré que Dieu lui-même dirige toutes choses en vue d'une certaine fin, affirmant en effet que Dieu créa toutes choses en vue de l'homme, et l'homme pour qu'il honorât Dieu. (?) Il suffira que je pose comme fondement ce qui doit être reconnu par tous : tous les hommes naissent ignorants des causes des choses et tous ont le désir de rechercher ce qui leur est utile et en sont conscients. Il s'ensuit d'abord que les hommes se croient libres parce qu'ils sont conscients de leurs volitions et de leur appétit, alors que, même en rêve, ils ne pensent pas, parce qu'ils les ignorent, aux causes qui les posent à désirer et à vouloir. Il en résulte, en second lieu, que les hommes agissent toujours en vue d'une fin, à savoir l'utile qu'ils poursuivent; c'est pourquoi, à propos des choses parachevées, ils cherchent toujours à n'en connaître que les causes finales, et ils sont satisfaits dès qu'ils en ont une connaissance auditive, n'ayant plus dès lors aucune raison de douter ."

Dans ce passage de l'Appendice de la partie I de l'Éthique, Spinoza indique un des principaux préjugés qui empêchent l'homme d'apercevoir la voie de la libération, soit que sa vie contienne un but, une finalité qui lui seraient extérieurs. Cette illusion vient du fait qu'il inverse le rapport des choses lorsqu'il agit en fonction de l'utile, prenant ainsi la fin pour les moyens. Soulignons cet autre passage du même appendice qui explique clairement cet état de fait :

"Comme, de plus, ils trouvent en eux-mêmes et hors d'eux-mêmes un grand nombre de moyens qui leur sont d'un grand secours dans la poursuite de l'utile (tels les yeux pour voir, les dents pour mâcher, les végétaux et les animaux pour se nourrir, le soleil pour s'éclairer, la mer pour nourrir les poissons, etc.), ils considèrent toutes les choses naturelles comme des moyens destinés à leur utilité propre. Et puisqu'ils savent que ces moyens ils les ont rencontrés mais non pas agencés eux-mêmes, ils en ont tiré argument pour croire que quelqu'un d'autre existait qui avait prévu ces moyens pour leur usage propre. Après qu'ils eurent en effet, considéré les choses comme des moyens, il ne leur fut plus possible de croire qu'elles s'étaient faites par elles-mêmes, et, jugeant selon les moyens qu'ils avaient l'habitude d'utiliser pour eux-mêmes, ils ont dû conclure qu'il existait un ou plusieurs conducteurs de la Nature, doués d'une liberté humaine, qui avaient tout prévu à leur intention, et tout créé pour leur usage ."

Cette conception de la nature est tout à fait erronée selon Spinoza. En l'adoptant, les hommes se méprennent sur leur propre nature, mais surtout sur la nature de Dieu, qui ne peut être ce conducteur de la nature aux attributs anthropomorphiques.

L'Appendice se conclut par la désignation du principal inconvénient qui suit de cette conception finaliste de la nature : l'ignorance. En croyant que Dieu agit en vue de fins, les hommes se sont mis à interpréter la nature d'une façon tout à fait inadéquate. Prenons l'exemple d'une catastrophe naturelle, disons l'épisode du déluge que décrit la Bible. L'interprétation qu'en font les théologiens partisans du mystère et des causes finales assimile ce phénomène destructeur, mais totalement naturel, à une punition d'origine divine. Alors qu'en fait le déluge n'est qu'une actualisation des lois de la Nature qui s'illustrent dans ce cas-ci par l'?uvre du cycle de l'eau. Le fait que des hommes y ait perdu la vie ne ferait que prouver le fait qu'il existe dans la nature des forces qui lui sont supérieures. Et bien que les inconvénients affectent autant les impies que les croyants, plusieurs théologiens continuent de croire que Dieu agit en vue de fins . Attribuer ainsi une fin à tous les événements qui surviennent dans la nature ne peut cependant conduire ailleurs qu'à l'ignorance des lois de la nature, car la vérité de l'ordre est remplacée par la force du mystère. Reprenons l'exemple donné par Spinoza pour souligner le piège dans lequel se dirigent nécessairement les partisans des causes finales :

"Si, par exemple, une pierre tombée d'un toit a tué quelqu'un, ils démontreront de la façon suivante que la pierre est tombée pour tuer cet homme : si la pierre n'était pas intentionnellement tombée, par la volonté de Dieu, comment tant de circonstances (un grand nombre de circonstances concourent en effet fort souvent) auraient-elles pu converger, par l'effet du hasard? Peut-être, répondrez-vous, que tout cela est arrivé parce qu'il y avait du vent et que cet homme passait par là. Mais ils insisteront : pourquoi le vent soufflait-il à ce moment précis? Pourquoi cet homme passait-il par là à ce même instant? Si vous répondez de nouveau que le vent s'est levé parce que la veille, par un temps calme encore, la mer avait commencé à s'agiter et que le passant avait été invité par un ami, ils insisteront encore, les questions pouvant se poursuivre sans fin (?) jusqu'à ce que vous vous soyez réfugié dans la volonté de Dieu, cet asile de l'ignorance ."

À voir en chaque chose une fin établie par Dieu, on prend l'effet pour la cause et on interprète la nature à l'envers. Ce qui n'est certes pas souhaitable pour celui qui désire atteindre le salut spinoziste, car il doit veiller, comme ce fut mentionné plus haut, à se défaire de ces préjugés. La conception finaliste, faisant de la volonté de Dieu cet " asile de l'ignorance ", favorise plutôt qu'elle ne prévient l'adoption de sérieux préjugés sur la nature de Dieu et des choses. L'homme spinoziste devra donc emprunter une autre voie pour atteindre la béatitude que lui a promise le philosophe.

Cette nouvelle voie n'est prédéterminée pour personne, mais elle doit être construite à l'aide de la connaissance. C'est par la connaissance des causes qui le poussent à agir d'une certaine manière déterminée que l'homme pourra peu à peu se libérer de la servitude que ses propres préjugés exercent sur lui. La connaissance, c'est-à-dire les idées adéquates qu'il peut former sur la nature et sur les choses qui l'entourent contribuera à diminuer sa " crainte " et, par le fait même, la propension qu'il a à adopter les préjugés et les superstitions de la théologie. Ce n'est pas dans le mystère et le surnaturel qu'il faut s'attarder pour découvrir la véritable nature de Dieu, mais bien dans l'ordre naturel qui découle des lois internes de la substance unique. Aucun phénomène, aucune partie de la nature ne peut échapper à cet ordre . De même, en philosophant de la bonne façon, c'est-à-dire en partant de la cause pour interpréter les effets, l'homme évitera de partager les idées inadéquates de certains philosophes, comme par exemple que l'homme ait une volonté libre, qu'il soit un empire dans un Empire, et que Dieu agisse en vue de fins. L'homme de Spinoza est en fait une partie de la nature, une modalité finie de l'Être, qui n'est cause ni de son existence ni de son essence. Plus il formera d'idées adéquates sur la nature des choses, plus la place qu'il occupe lui-même dans la nature se révélera de façon claire à son esprit. Pour atteindre la béatitude, ou le vrai bien, comme l'indiquait le Traité de la réforme de l'entendement, l'homme doit épurer son esprit des préjugés qu'il contient et les remplacer par des idées adéquates. La connaissance adéquate des choses est ce qui le conduira sur le chemin de la béatitude, d'où l'intérêt de savoir par quel genre de connaissance il est préférable d'aborder les choses. Rappelons en terminant que ces préjugés ne sont pas le fruit d'un vice de la nature humaine, encore moins d'un vice qui appartiendrait à Dieu, à l'ordre de la nature, ce qui est impossible pour Spinoza. Les préjugés adoptés par l'homme ne font que témoigner de la force des causes extérieures qui l'influencent constamment.


[ Ce Message a été édité par: Reyam le 2003-09-04 12:27 ]

emmepé (Oui, mon avatar est un dildo)
2003-09-04 14:50
Inscrit: Jan 30, 2002 Messages: 1321
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J'y arrive, Jo
Et... Pas être fière de toi?!?!?!!? Merde, au contraire!!!! LoL!!

J'ai lu la moitié, mais je suis pas capable de lire de longs textes sur un écran alors je l'imprime, je le lis à tête reposée, je l'annote et je t'en redonne des nouvelles

Dis, tu vas vouloir m'aider avec mon cours de philo cette session-ci?

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Gnagna!

Reyam (Membre)
2003-09-04 17:15
Inscrit: Dec 11, 2002 Messages: 937
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Avec grand plaisir!!!



Jean (Membre)
2003-09-04 17:21
Inscrit: Jun 06, 2003 Messages: 438
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Un mémoire, c'est bien un truc qu'on fait à l'université, comme une thèse? Si c'est ça, ça explique bien pourquoi je ne ferai qu'un baccalauréat...

Mais félicitations pour l'extrait, c'est très bon, même si je dois admettre qu'il y a des passages que j'ai moins bien compris. Au fait, je voulais te demander Rayem, quel est ton métier?

Reyam (Membre)
2003-09-05 12:24
Inscrit: Dec 11, 2002 Messages: 937
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C'est bien ça! Le mémoire est à la maîtrise ce que la thèse est au doctorat. Dans la vie, mon métier est pour l'instant celui de chargé de cours à l'université. J'enseigne des cours de philo aux étudiants du bacc en droit.



Jean (Membre)
2003-09-05 22:38
Inscrit: Jun 06, 2003 Messages: 438
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Vraiment? Trop cool.

emmepé (Oui, mon avatar est un dildo)
2003-12-22 20:56
Inscrit: Jan 30, 2002 Messages: 1321
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CRISSSSSSSE!!! J'avais écrit un super long message, mais j'avais oublié d'écrire mon putain de password, tout est perdu
J'vais essayer de récrire ça...

Alors ça allait comme suit :

Jo! Je t'ai pas oublié! J'ai été lazy, oui, mais je t'avais pas oublié

Je vais donc y aller de mes quelques petits commentaires sur ton mémoire...

Premièrement, faut dire que j'suis pas trop croyante, alors déjà là ça se ressent dans mes propos... En fait, c'est pas que j'suis pas croyante, c'est plutôt que j'suis drôlement écoeurée des propos de l'Église, du genre 'Les mariages de même sexe sont immoraux car ils ne sont pas voués à la reproduction' ... Grrrr. Je sais bien que probablement que Spinoza ne pensait pas à ce genre de propos en écrivant, mais bon, je peux pas m'empêcher de parler de ça, l'actualité influence grandement mon opinion, même sur quelque chose qui vient d'il y a de ça, ma foi, quelques siècles

Donc, enfin... Quand je lis quelque chose comme la proposition 15 du De Deo : ''Tout ce qui est, est en Dieu, et rien sans Dieu ne peut être ni être conçu'', ça me fait paspirement grincer des dents... Je crois en un dieu, mais pas en Dieu-avec-une-majuscule! Je crois qu'une description plus détaillée de la conception exacte de 'Dieu' et 'divinité' de Spinoza pourrait possiblement changer mon opinion par contre!
Mais je trouve qu'il lui donne un côté drôlement égocentrique, en tout cas! Dire que Dieu a créé les hommes pour qu'ils l'honorent, c'est assez fort, quand même! La conception d'un dieu que j'ai est vraiment opposée... Sauf qu'encore une fois, j'imagine qu'il faudrait que j'en lise plus de Spinoza pour me faire une opinion solide... Et c'est pas pour tout de suite, parce que contrairement à toi Jo, pour moi la philo c'est pas un divertissement C'est super intéressant de temps en temps, mais j'en ferais pas à tous les jours pour le fun!

En tout cas, c'était mon mince point de vue sur Spinoza, et ton texte est vraiment bien écrit et facile à lire et à comprendre (pour de la philo, tout est relatif )

En terminant... Pas pour t'offenser Jo, mais j'ai fini mes 3 cours de philoooooooooooooooooooooooooooooo

Bisous!

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Gnagna!

Reyam (Membre)
2003-12-23 10:40
Inscrit: Dec 11, 2002 Messages: 937
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Très chère MP!!!

Merci pour ta réponse, c'est toujours agréable pour moi. En fait, même si l'extrait de texte que j'ai proposé semble simple, il recèle de petits pièges. Pas que ce soit intentionnel, mais comme c'est pris hors du contexte de tout le reste du mémoire... Alors je précise certaines idées.

Je ne suis pas du tout croyant. Spinoza ne l'était pas non plus. C'est pcq il a dépassé cette simple croyance en Dieu que je me suis d'ailleurs intéressé à lui. Ainsi, quand tu prends la proposition 15 du De Deo, tu pourrais avoir l'impression qu'on y retrouve un espèce de cliché de type religieux. Mais ce n'est pas du tout le cas, au contraire. Cette proposition est la base d'un système rationnel qui lui permettra de constriure une critique de l'Église et des dogmes qu'elle défend. Le Traité Théologique-Politique de Spinoza, écris en 1670, s'attaque directement à l'élite religieuse. Il les sème d'accorder la liberté de penser aux gens du peuple et leur reproche d'agir dans leur intérêt grossier plutôt que pour le salut de la collectivité. Toi tu te dis tanné des vieilles histoires de l'Église, et bien lui l'était il y a plus de 300 ans et il a mis sa vie en jeu pour défendre cette idée.

Donc, le Dieu de Spinoza n'est pas ce Dieu-avec-une-majuscule, du moins pas au sens où tu l'entends. Il est la cause première de toute toute chose, sans lui on ne pourrait exister, mais il n'est pas ce Dieu juge de nos péchés, ce Dieu créateur de l'homme pour qu'il l'honore... Le Dieu de Spinoza, c'est la vérité, l'équilibre, l'ordre de la nature, l'éternité, l'amour, la charité. Tout ce que Dieu t'impose, Mp, c'est de devenir ce que tu est. Cette force en toi qui t'amène à grandir, à te dépasser, celle qui fait que tu aimes la musique, celle qui t'a appelée à t'intéresser aux problèmes de l'humanité... c'est ça Dieu! Et c'est tellement beau que j'aime bien l'écrire avec une majuscule . Tout ce que la vie te demande, c'est d'écouter, d'être attentive à ce que tu es et de le devenir au mieux que tu peux. Et ça, on le fait pour notre propre bonheur, dans l'ici et maintenant, pas pour plaire à Dieu, ni pour aller au paradis. La mort n'est que retour à la source, la vie une expérience de la mort. Ça ne fait qu'un et la peur est toujours la dernière chose à envisager.



P.S. Je suis bien heureux d'avoir été un de tes premiers correspondants de l'après-show. On dit que la philo naît toujours de l'étonnement... La vie t'a-t-elle fait un joli clin d'oeil récemment?

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"Vous allez quand même pas porter le même manteau pendant 6 mois?"
Geneviève Brouillette pour Winners

Jean (Membre)
2003-12-23 12:43
Inscrit: Jun 06, 2003 Messages: 438
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Quote:

Le 2003-12-22 20:56, Mp³ a écrit:

En terminant... Pas pour t'offenser Jo, mais j'ai fini mes 3 cours de philoooooooooooooooooooooooooooooo




Mais comment elle a fait ça? Je croyais qu'on avait le même âge...

Ha et Jo, ce que tu dis, c'est franchement impressionant. Si jamais tu te tannes de la philosophie, je suis sûr que tu sauras en convaincre plus d'un en politique, même sans mentir (ce qui est un véritable exploit).

Reyam (Membre)
2003-12-23 12:51
Inscrit: Dec 11, 2002 Messages: 937
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Quote:

Pas pour t'offenser Jo, mais j'ai fini mes 3 cours de philoooooooooooooooooooooooooooooo


Mais comment elle a fait ça? Je croyais qu'on avait le même âge...




Ouin!!!! Pis pourquoi je serais offensé par tes aptitudes philosophiques. Envoye, répond!!!

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"Vous allez quand même pas porter le même manteau pendant 6 mois?"
Geneviève Brouillette pour Winners

Reyam (Membre)
2003-12-23 12:56
Inscrit: Dec 11, 2002 Messages: 937
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AHHHHHHHHHHH!!!

Je viens de catcher! T'es contente de pu faire de philo

Hi Hi!

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Geneviève Brouillette pour Winners

sd (Dictateur)
2003-12-24 13:16
Inscrit: Jan 18, 2002 Messages: 2724
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Quote:

Le 2003-12-23 12:43, Jean a écrit:
Mais comment elle a fait ça? Je croyais qu'on avait le même âge...



EmmePi la magicienne!

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